La Ferté Macé - La Ville

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Durée : 2h00 - 
Distance : 3,3 Km - 
Dénivelé : 59 m - 
Chemin de terre : 0,5
 km - 
Balisage : jaune - 
Difficulté : aucune - 
Geocaching : < Visite urbaine à la Ferté >


Prévoyez de bonnes chaussures




Office du tourisme La Ferté-Macé et sa région
11 rue de La Victoire, 61600,La Ferté-Macé
France
Téléphone : 02 33 37 10 97  

http://www.tourisme-lafertemace.fr
http://otsilafertemace.unblog.fr
https://facebook.com/otlafertemace
 

DEscription

Étape n°1 : Église Notre Dame, orgues

L’ancienne église dont il ne reste que la tour romane étant trop exiguë, il est projeté d’en construire une plus vaste. 

Dès 1840, le curé Neveu adresse un projet à son évêque, sur les plans de l’architecte Liger. Le gros œuvre est achevé en 1855 et en 1860, Mgr Rousselet, évêque de Séez consacre le nouvel édifice dédié à Notre Dame de l’Assomption et à St Mathieu en tant que 2ème patron. De nombreux donateurs ont facilité le financement de cette église.

La façade est majestueuse avec ses 2 clochers visibles de plus de 15 km et qui caractérisent la silhouette de La Ferté-Macé.

Seule église de France qui soit couverte sur toute sa surface extérieure de mosaïques constituées par des damiers composés de pierre blanche de Caen, de briques rouges et jaunes, de granit bleu de Vire, et d’ardoise. Elle est de style romano-byzantin.

L’architecte qui l’a construite, M.LIGER, avait été marqué par un séjour en Orient et nombre de ses réalisations sont empreintes de cet aspect particulier (le château du Hazé, le Petit Séminaire de Flers…). L’église a été construite entre 1851 et 1901. Les clochers s’élèvent à 60m, sa longueur atteint 70m sur 38m de large (au niveau du transept). Haute de 22m, 38 contreforts reliés par des arcs-boutants, couronnés d’élégants pyramidions, équilibrent avec aisance l’énorme poussée des voûtes.  

Il a fallu attendre le début du siècle suivant pour que les clochers soient coiffés de leurs flèches. Le bourdon pesant 3 900 kg se trouve dans la tour St Mathieu, les 15 autres cloches dans la tour St Denis. La plus petite cloche pèse 82 kg.Les niches de St Mathieu et de St Denis (1er évêque de Paris martyrisé à Montmartre), placées dans les tours qui portent leurs noms, rappellent les fenêtres de la nef.
La façade fait une présentation de Jésus.
Le tympan de la porte principale représente la Vierge mère couronnée (Notre Dame de l’Assomption) ; le porche gauche représente la nativité de Jésus et le porche droit sa crucifixion (avec St Jean et Marie).

Dans le narthex, au fond à gauche, les fonds baptismaux servent de piédestal à la statue de la Vierge Marie, sculptée par Marcel Pierre en 1943 qui vient du Maître Autel et qui a été conservée jusqu’à Vatican 2. A partir de ce Concile en effet, les messes étaient célébrées face à l’Assemblée d’où la nécessité de supprimer ou de déplacer le Tabernacle.
Ce narthex est né tout simplement du fait que les 3 premiers cintres de l’église ont été murés pour permettre une meilleure isolation.
Cette opération a eu en même temps pour effet de faire disparaître l’avancée que représentait la tribune où sont logées les grandes orgues.

Une croix nimbée est inscrite au sol à l’entrée de l’église ; elle marque le passage au sanctuaire et délimite les espaces sacrés.

On peut découvrir à l’intérieur de l’église la Grande Rosace qui donne un éclairage agréable à la nef. 

Les Grandes Orgues (signées Merklin) sont sur la tribune (il y a 37 marches pour y monter).
A l’origine en 1867, le buffet était en une seule pièce et masquait cette rosace. C’est lors de la première restauration en 1906 (exécutée par Mutin) qu’il fut scindé en 2 et porta la marque prestigieuse de Cavaillé-Coll. C’est un orgue romantique symphonique. Il comporte 3 claviers et un pédalier, une trentaine de registres et environ 2 000 tuyaux. La dernière restauration date de 2007.

Les vitraux des 2 bas-côtés représentent des épisodes de la vie de Jésus.

La visite de l’église permet de découvrir une nef formée de 2 rangées d’arcades ouvertes et de 2 bas-côtés qui se prolongent au-delà du transept en contournant le chœur semi-circulaire. Les piliers (sur chacun d’eux la croix de la dédicace) au nombre de 12 (pour les apôtres) sont élevés en pierre blanche et en granit, ce dernier matériau est utilisé notamment pour ceux du transept qui devaient initialement recevoir un dôme. Le projet a été abandonné en raison du sous-sol insuffisamment stable. C’est ainsi que les tours et les flèches ont remplacé ladite coupole. Ces tours abritent 16 cloches dont 8 peuvent être lancées à la volée. Toutes peuvent être jouées à partir du clavier manuel de notre carillon mis en place par Amédée Bollée en 1906.
La voûte au-dessus des piliers représente le ciel. Quant aux chapiteaux, ils sont surchargés de sculptures.

Les vitraux dans l’église sont pour la plupart de Lorin de Chartres. Ceux de la nef supérieure se rapportent plus particulièrement aux Saints qui se sont illustrés dans notre région. Quelques-uns sont de Champigneulles et ceux de la chapelle de la Vierge d’Oudinot. Oudinot était le maître verrier responsable de l’entretien et de la restauration des vitraux de la Sainte Chapelle de Paris. 

Celui du milieu serait une réplique d’un des vitraux de la Sainte Chapelle. Les vitraux représentent le Bon Pasteur et les 4 évangélistes (St Jean avec l’aigle, St Mathieu avec le parchemin, St Marc avec le lion et St Luc avec le bœuf). Les vitraux du chœur, de la haute nef et des bas-côtés portent le nom de certains donateurs pour la plupart des industriels du textile.

2 évêques se font face : St Julien, évêque du Mans et St Latuin, évêque de Sées (autrefois, la paroisse était rattachée à celle du Mans). L’abbé Neveu fait aussi face à l’abbé Macé.

La chapelle absidiale dédiée à la Vierge retient l’attention avec son plafond peint en rouge et ses murs latéraux ornés de mosaïques. Dans cette chapelle consacrée à la Vierge, le plafond (au lieu d’une voûte) est retenu par de nombreuses colonnettes.

Au point où se croisent les arcatures, on peut découvrir la représentation d’une chimère qui se mord la queue : elle fait penser au sigle que l’on trouve sur les emballages de produits « recyclables » ; elle symbolise le retour aux sources, l’éternel recommencement et donc l’éternité. Elle s’enroule dans le sens involutif comme d’ailleurs les chemins de croix qui partent de la chapelle de la Vierge et y reviennent.

Les mosaïques murales, datant de 1888, sont l’œuvre d’un mosaïste italien Facchina qui s’est particulièrement illustré à St Petersbourg et qui a fait ses
premières mosaïques dans la région dans l’église de St Michel des Andaines. Elles sont constituées de tesselles de verre teinté dans la masse.  Elles présentent plus de 3 000 coloris ou nuances différentes. Elles représentent la résurrection de la Vierge, le couronnement de la Vierge, l’apparition de la Vierge à Lourdes et la Vierge remettant le rosaire à St Dominique.

L’autel dit d’argent, scindé lui aussi en deux, est en métal repoussé incrusté de pierreries qui rappellent le style oriental. Son tabernacle est visible au Trésorama, Sur l’autel sont représentés deux poissons rappelant le repas Eucharistique que Jésus prenait avec ses disciples.

Près de la chapelle, à la 15ème station, il y a la réplique de celle offerte à la ville allemande lors du 5ème anniversaire du jumelage entre La Ferté-Macé et Neustadt.

Dans l’allée Nord, on découvre dans le déambulatoire, un panneau de dévotion à la gloire de la Vierge. Il a été offert par la ville jumelle allemande à l’occasion du 10ème anniversaire du jumelage des deux cités.

Dans le transept Nord, l’autel St Joseph artisan, père adoptif de Jésus. On y voit les emblèmes de la franc-maçonnerie (équerre, compas..). Œuvre de Bourdon, il rappelle plus ou moins la façade de l’église. Il date de 1906 (époque de la réconciliation de l’église avec le monde ouvrier). St Joseph accompagne deux anges-ouvriers. Deux beaux bronzes y ont été apportés ; la fuite en Égypte et le mariage de Joseph et Marie. 

Sur la porte du tabernacle, on remarque de part et d’autre du chrisme, l’alpha et l’oméga qui est à l’envers : il ressemble ainsi au « M » de Marie qui est le symbole de l’espérance et de la vie éternelle.

Dans les transepts, entre chaque fenêtre se trouve la statue de Ste Barbe (transept Sud) et la statue de Ste Anne (transept Nord) à 12m du sol.

Dans le transept Sud, c’est la chapelle du Sacré-Cœur représentant la crucifixion de Jésus. Les boiseries sont finement travaillées et le retable est en bois (1868). Les dorures de Jaffard sont remarquables. 

En face se trouve un tableau aux dimensions impressionnantes offert par Napoléon III. Il représente la descente de croix. On y trouve aussi un petit orgue de chœur lui aussi signé Cavaillé-Coll. 

A gauche de l’autel, on trouve aussi la statue de Ste Thérèse de Lisieux, œuvre de Marcel Pierre.

étape 1 bis : L'Eglise Romane

L’église Romane : Une charte de 1053 témoigne que La Ferté-Macé possède une église dédiée à Notre-Dame et qu’une maison presbytérale sise à l’emplacement de l’église actuelle est habitée par un prieur. Au début du 11ème siècle, époque où furent édifiées les fortifications qui ont fait de notre ville une place forte, existait sur l’emplacement du parvis de notre église actuelle, un Prieuré dont la chapelle se trouvait juste à côté. 

Elle est de style roman avec ses murs épais et de petites ouvertures. Les dessins en haut des voûtes sont des modillons. 

Rue St Georges se trouvait le cimetière (la croix qui y était est désormais dans le cimetière actuel). 

Au fur et à mesure que le château prend consistance, la chapelle s’avère trop exiguë pour accueillir les citadins dont le nombre augmente sans cesse. C’est vers la fin du siècle vers 1093 que cette église dédiée à la Vierge est construite pratiquement superposée à la chapelle préexistante. Une ouverture près du chœur permet la communication avec cette chapelle dédiée aux Saints Anges et bénite en 1817. On remarquera qu’elle comporte encore des meurtrières et que sa vocation primitive prévoyait également son rôle éventuel de défense.

On raconte qu’un seigneur de La Ferté-Macé frappé du Mal des Ardents (empoisonnement à l’ergot de seigle) en retour de terre Sainte se serait arrêté à St Léonard de Noblat dans le Limousin, où il aurait été guéri miraculeusement. C’est en signe de reconnaissance qu’il aurait invité ces moines à venir s’installer en ces lieux où ils fondèrent un Prieuré et sa chapelle.

Guillaume 1er fait don de son église aux moines bénédictins de St-Julien-de-Tours. Cet édifice construit sur des affleurements rocheux est antérieur à la date de la charte et contemporain de Notre Dame sur l’Eau de Domfront. Il ne reste que quelques travées et la tour élevée à la croisée des transepts et de la nef. Au cours des siècles, elle reçoit différentes toitures dont la première a la forme d’une pyramide à quatre pans. Du 17ème siècle jusqu’en 1862, elle se compose d’une charpente en forme de cloche surmontée d’une petite lanterne. 

En dehors de cette tour romane, il est possible d’admirer des chapiteaux à volutes et palmettes dans la partie restaurée qui a servi pendant de longues années de sacristie. Des poutres transversales traversent la nef d’un mur à l’autre et la voûte est recouverte de bois. A l’arc triomphal à l’entrée du chœur est suspendu un Christ en bois peint au-dessus duquel est inscrit sur la muraille : « Jésus est mort pour nos péchés ». Les deux autels latéraux sont dédiés l’un au Sacré Cœur, l’autre à Notre Dame du Rosaire. 

Lors de la Révolution, l’église subit de nombreux saccages avant d’être vendue pour un prix symbolique au citoyen Balloche. Il la tient fermée et la rend à la paroisse le 29 juin 1800.

La partie qui a été conservée n’est que le chœur et l’abside du bâtiment dont la nef s’avançait sur la place. Plusieurs fois, il fallut prolonger cette nef pour accueillir l’assistance toujours plus nombreuse. On construisit même une chapelle latérale vers le Nord, formant ainsi un demi-transept. 

Au début du 17ème siècle, les anciennes cloches sont refondues sur place : l’église est dotée de 4 ou 5 cloches. 

A la Révolution de 1789, ces cloches sont envoyées à Domfront où elles seront détruites.

La tour de l’église qui nous reste est surmontée jusqu’au 17ème siècle d’un toit en forme de pyramide un peu semblable à celui que nous avons aujourd’hui mais moins tassé. Cette coiffure fait place jusqu’en 1861 à une toiture en forme de cloche qui surplombe un clocheton. En 1861, on revient à cette forme qui nous est familière de chapeau de gendarme comme le disait l’abbé Amand Macé, le curé de l’époque qui la vit ainsi couronnée.

A cette époque, le contenu de l’église se disperse : son Maître-autel est installé en l’église de St Gervais des Sablons où il se trouve toujours enrichi d’un intéressant retable. Un seul autel autrefois contenu dans notre ancienne église a été jugé digne de faire son entrée dans la nouvelle ; c’est celui des Saints-Anges qui devint alors celui de St Joseph. Le dernier autel, celui du Rosaire a été accueilli pendant un certain temps à la chapelle des Prises à St Michel des Andaines mais il n’en reste aujourd’hui aucune trace !

La statue de la Vierge a repris sa place dans une petite niche extérieure au-dessus de l’entrée et le Christ en bois sculpté, qui, jeté dans les marécages par les Révolutionnaires et après bien d’autres tracas, a enfin retrouvé une place d’honneur dans notre église d’aujourd’hui.

Il faut attendre 1825 pour que de nouvelles cloches soient mises en place, un clavier rudimentaire à 5 notes retrouvé dans les combles de l’église actuelle laisse supposer que ces cloches pouvaient être actionnées manuellement en carillon.

L’église ne comportait aucune ouverture sur son flanc nord. Les deux fenêtres gothiques qui se trouvent actuellement de part et d’autre de son entrée
proviennent des parties sud abattues vers 1860, peu avant la consécration de l’église que l’on venait d’édifier.
Dans l’épaisseur de la fenêtre de l’abside, il y a des traces d’une ornementation picturale de François Lemaître qui date de 1632.

Plus tard, l’église étant à nouveau trop exiguë, il est décidé d’en construire une nouvelle et en 1861,  l’ancienne est abattue sauf ce qui est préservé et
visible encore aujourd’hui : la tour romane. Cet édifice classé a été restauré en 1935 sous la Direction des Beaux-Arts.

Descendez la rue de la Teinture pour vous diriger vers le collège Notre Dame

Rue de la Teinture : activités d’autrefois de tissage avec les maisons à soupiraux, le travail du chanvre et du lin était pratiqué sur des petits métiers à tisser dans les caves (maison de tisserand n°52 à 56) et au bas de la rue un bureau d’octroi, en souvenir des anciennes fabriques, vous avez la rue des Tisserands, rue de la Lavanderie et la rue des Passementiers.

Étape n°2 : Les écoles Fertoises

La première école Fertoise aurait vu le jour en 1764 avec à sa tête un laïc, Pierre Besnard, mais il est évident que c’est au 19ème siècle que se développent les principales institutions d’enseignement. 

Une école de garçons ouvre sous la Restauration vers 1815. Elle ne comporte qu’une seule salle, installée dans la Mairie au-dessus de la Halle au blé. Cette situation dure jusqu’en 1876 ; le conseil municipal décide alors de construire une école neuve, l’actuelle école Paul Souvray, rue de Versailles. 

D’autres écoles de garçons voient le jour mais la plus importante fut l’institution des Frères Ploërmel ouverte en 1883 dans les anciens locaux du tissage Grison (qui fabriquait les mèches à Quinquet tissées en coton pour les lampes à huile), rue de la Lavanderie (actuelle école Ste Marie). 

Il fallut attendre 1880 pour que s’ouvre une école pour les filles. D’abord installée aussi dans la Mairie, elle migre en 1884 dans des locaux neufs rue du 14 juillet. Avant cette ouverture, les parents qui le souhaitaient les confiaient aux religieuses d’Évron, qui fondent en 1832 rue de la Teinture une école et un pensionnat (actuel collège Notre Dame) qui se dote d’une chapelle en 1852.

Prenez les escaliers au niveau du lieu-dit La Poterne pour monter vers la place du Château.

Étape n°3 : L’histoire de la Ville et la place du Château

De cette région qu’on appelait autrefois le Désert, la seule agglomération où se trouvait un certain peuplement était La Ferté-Macé.

La position stratégique sur un tertre ceinturé d’eau a dû servir alors de place forte aux peuplades gauloises. Le premier baron s’appelait Guillaume Talvas et mourut en 1028. A sa mort, ses trois fils se partagèrent les possessions et Geoffroy eut La Ferté. Il fut chargé par le Duc de Normandie de bâtir une forteresse.
Guillaume II son fils mourut en 1070 et le fief fut donc tenu par sa veuve Adeline (demi-sœur de Guillaume le Conquérant) pour son fils Guillaume III.
Matthieu son fils fut son successeur et donna essor important au bourg, c’est ainsi que son nom s’attacha à celui de la forteresse (Feritas Mathéis = forteresse de Matthieu).
Il eut deux fils, Robert et Guillaume IV. Robert lui succéda en 1180 et fit construire le premier moulin Fertois, Le Moulin Robert.

Après la conquête du duché normand par le roi de France, Philippe Auguste, le château est rasé, la baronnie est confisquée et incorporée au domaine royal. En 1205, le roi donne à son plus dévoué partisan Garin de Glapion, sénéchal de Normandie, la baronnie Fertoise. Dépendant de la couronne, La Ferté-Macé est d’abord gérée par un bailli puis louée par contrat à des engagistes qui en perçoivent les revenus (droits de péages, de travers…). Pour ce faire, elle est mise en adjudication et engagée au plus offrant et dernier enchérisseur.

Au 18ème siècle, elle dépend de la généralité d’Alençon, de l’élection et du bailliage de Falaise. Administrativement, elle est du ressort de l’arrondissement de Domfront de 1790 à 1927 date de son rattachement à celui d’Alençon. La motte située au chevet de l’église rappelle l’existence d’un château construit au début du 11ème siècle, faisant partie d’une ligne de places fortes aux frontières méridionales de la Normandie face à celle érigée sur le territoire manceau.
L’emplacement a été baptisé : Place du Château.
Cette motte féodale qui se prolonge au-delà de la route d’Alençon, a été arasée et conserve une hauteur respectable de 10 m. Le ruisseau du Douet de l’Aulne qui coule à son pied protège la place forte sur tout le contrebas. Le cadastre de 1812 indique encore à cette époque un étang de 110 m de long et d’une largeur allant de 30 m à 52 m à cet emplacement. L’autre côté de la motte est protégé par des fossés larges et profonds dont les vestiges ont été découverts lors de la construction de l’abside de l’église actuelle. 

A l’angle de la rue des 4 roues et la rue d’Hautvie, il y avait le pont Micheline (qui aurait été l’emplacement d’un pont-levis).

Quant au château il couvre une superficie d’environ 920 m² (1 acre 3 quartiers et demi) soit une plate-forme de 35 mètres de diamètre. Il est délimité par des palissades formées de pièces de bois équarries et de levées de terre qui entourent les fossés. Le lieu-dit La Poterne rappelle cette porte dérobée de ce fort médiéval qui s’ouvrait au bas des remparts. Les maisons des « manants et habitants » se sont groupées à l’approche du château et une ceinture de fossés les met à l’abri de toute agression dans les périodes troublées. 

Les rues des Fossés St-Denis et des Fossés Nicole fixent les limites de la bourgade dont le centre est la place du Marché. Elles se situaient en effet, là où des fossés limitaient la place forte laquelle était bornée au nord par une petite rivière dont le cours a dévié depuis et qui a fait place à la rue des 4 roues ainsi appelée semble-t-il parce que les voitures attelées à 4 roues pouvaient l’emprunter, ou bien ce serait une déformation de rue des quatre routes.

La Place Neustadt : Elle a été ainsi baptisée en 1990 pour les 10 ans du jumelage qui unit la commune avec cette ville Allemande.

La Malle Poste se situait là près de la pelouse actuelle à partir de 1859 (auparavant, elle était rue Amand Macé). Dans l’assemblage de briques est inscrit 1851 (date de construction de l’immeuble par Guilmard le blanchisseur). En 1870 elle déménage Grande Rue puis depuis 1950 elle se situe rue Fossés St Denis.

La rue Chauvière : le nom rappelle le propriétaire de plusieurs petits ateliers à proximité, au milieu des jardins. Il était passementier (fabricant de ruban, de fil de soie ou de lin).

Étape n°4 : Les curés et le textile

Curé de La Ferté-Macé pendant 50 ans. La liste recensée par Amand Macé au 19ème siècle permet de connaître le nom des curés Fertois depuis 1577.
Pour les 19ème et 20ème siècles, il y eut Chalaux (1770-1817), Hubert (1817-1830), Vacance (1830-1833), Neveu (1833-1873), Macé (1873-1920), Laigre (1920-1954).

Deux d’entre eux méritent une brève présentation.
Pierre Neveu d’abord qui arrivé en 1823 comme vicaire, consacra 50 ans de sa vie à sa paroisse. On lui doit surtout la mise en route et l’essentiel de la construction de la nouvelle église, rendue nécessaire par l’essor de la ville.
Amand Macé, personnage haut en couleur mena la ville d’une main de maître pendant toute sa cure de 1873 à 1920. Né à La Lande St Siméon en 1835 dans une famille qui donna ses trois fils à l’Église Catholique, l’abbé Macé fait ses études au Séminaire de Sées, obtient le bac et enseigne un an à Mortagne avant d’être ordonné prêtre. Il est nommé à La Ferté-Macé comme vicaire puis au décès de Pierre Neveu, curé. Très entier, plusieurs événements sous son apostolat prennent une tournure violente et polémique. Il mène la lutte contre les inventaires, organise des manifestations, rédige des tracts, des affiches contre le Maire et les anticléricaux Fertois. Il se fit aussi historien. Il rédigea l’histoire des curés de La Ferté-Macé et la chronique des événements du 19ème siècle. Le presbytère conserve trois gros cahiers noirs écrits de sa main, véritable mine pour l’historien local. Une biographie devait lui être consacrée en 1930.

Rue Pierre Neveu, au n°7, d’autres bâtiments lieu de tissage sont encore debout. Sans doute le plus petit de La Ferté-Macé (34 ouvriers), ce tissage ne fonctionne que 10 ans de 1875 à 1885. Ces bâtiments sont maintenant devenus habitations.

Au n°16 de la rue Pierre Neveu se tenait le tissage mécanique Retour.
Construite vers 1865 par Frédéric Retour, l’usine connaît un grand développement (400 ouvriers). Entourée de jardins, elle se divise en deux parties : le tissage proprement dit, au toit en shed près du local de la machine à vapeur (encore visible) et les bâtiments des opérations annexes parallèles au premier en bordure de la rue.
La direction de l’entreprise est assurée par les membres de la famille, l’un d’eux Maurice méritant une mention spéciale. Catholique fervent, il souhaite mener une action de patron social. Cependant, la guerre de 1914-1918 interrompt son œuvre, il meurt au combat en 1915. En 1929, un ouvrage lui est consacré retraçant sa carrière et ses idées. Quant au tissage, il ferme définitivement vers 1938. Une fabrique de matériel de levage et les ateliers municipaux occupent maintenant les locaux.

Prenez à gauche la rue Wilfrid Challemel

Rue Wilfrid Challemel : écrivain poète du 19ème siècle.
Wilfrid Challemel (1846-1916) : Antiquaire de son état, il tient la chronique des événements locaux à travers des pièces de poésie légères et aimables ; ce sont « les Fantaisies poétiques ». Comme son ami de Contades, il s’adonne également à des études historiques. Il créa la Société Historique de l’Orne. Mais c’est comme poète qu’il est le plus connu. Ses poèmes, ses pastiches peuvent apparaître comme désuets mais nul doute qu’à l’époque où ils furent écrits, ils avaient tout leur charme. Au dire des contemporains, Challemel était un homme d’esprit et d’humour, bon vivant, fidèle en amitié et fort attaché à sa ville.

Prenez à droite la rue de la Lavanderie

Rue de la Lavanderie : Une usine de tissage à la main a vu le jour vers 1825, fondée par Nicolas Grison, né à Blois, venu s’installer à La Ferté-Macé. 140 ouvriers travaillent à la fabrication de mèches à quinquets. En 1878, à la mort de M.Grison, les locaux sont abandonnés pour devenir par la suite l’école privée des Frères de Ploërmel.

Textile : Le faubourg d’Argentan garde de nombreux témoignages industriels. Au lieu-dit les Peupliers, Bernier et Martin édifient vers 1874 un tissage mécanique. Si la cheminée est abattue, le bâtiment carré de la machine à vapeur et la disposition générale de l’usine sont peu modifiés.

Plusieurs se succèdent, avant que le tissage ne devienne en 1904 la propriété de l’industriel Flérien Duhazé. C’est encore sous ce nom que les anciens Fertois désignent cette usine qui compte jusqu’à 230 ouvriers à l’époque de son plein développement. C'est actuellement une fabrique d'équipements électriques et électroniques automobiles.

Étape n°5 : L’Hospice et l’ancienne gare

Un embryon d’hospice naît rue de Versailles où s’installent provisoirement deux sœurs de la Communauté Notre Dame de Briouze dont la mission est de recevoir les infirmes et visiter les malades. En 1868, la première pierre du futur hospice est posée. Il sera construit sur un terrain acquis au Fay Bas et recevra vieillards, malades et indigents. Pendant la guerre de 1870, 300 victimes s’y entassent. Confié aux sœurs de Briouze, il peut recevoir 18 à 20 malades en 1884. La Supérieure en est Sœur Marie Boitier qui se dévouera jusqu’à son décès en 1908. La route menant à l’hôpital porte d’ailleurs son nom. 

En 1905, l’hospice communal se mue en hôpital-hospice. Pour satisfaire la demande, sa capacité d’accueil s’accroît et de nouvelles constructions sont édifiées. Depuis 2005, la maternité est fermée et un centre de périnatalité est ouvert.
 
La rue des deux gares : elle se situait entre la gare voyageurs et la gare des marchandises. Le développement des entreprises Fertoises au milieu du 19ème siècle rend indispensable l’arrivée du chemin de fer. Malgré l’effort des politiques, la ligne Paris-Granville leur échappe et seulement une ligne est construite : Briouze, La Ferté-Macé qui sera prolongée jusqu’à Couterne via Bagnoles. Elle est inaugurée le 5 décembre 1869. Le curé Neveu bénit également les deux locomotives dénommées « Andaines » et « Bagnoles ». 
Le trafic n’est pas négligeable : le nombre de voyageurs partis de Bagnoles en 1897 et transitant à La Ferté-Macé est de 31 359. En 1909, 85 wagons de bestiaux sont chargés en gare, le personnel se compose alors de 30 personnes.
Avec ce flux d’échanges se développe autour de la gare toute une activité commerciale, de cafés, de restaurants, d’hôtels. Aujourd’hui, il existe uniquement des navettes de car pour aller à la gare de Briouze ou d’Argentan.

Statue avenue Thiers : Cette statue sculptée par Rousseau de La Ferté-Macé a été élevée en l’honneur des soldats du canton de La Ferté-Macé morts durant la guerre 1870-1871. Elle a été inaugurée le 21 octobre 1894. Elle est composée d’un socle avec colonne en granit de Joué du Bois, d’un funéraire avec feux en bronze et d’un soldat mourant tenant un drapeau.

Allez jusqu’au rond-point et prenez à gauche la rue de Versailles

Étape n°6 : Les Maires Fertois

Bd Le Meunier de la Raillère : 10 maires se succèdent de 1800 à 1971 dont 4 de 1852 à 1971.

1852-1875 : Philéas Le Meunier de la Raillère administre la ville à l’époque du développement des tissages à main et de l’industrialisation du secteur du textile. Principales réalisations pendant son mandat : l’arrivée du chemin de fer, construction d’un hospice, de l’église.
1863 : ouverture d’une Caisse d’Épargne et de prévoyance dans une salle de l’Hôtel de Ville. Sa destruction entraîne l’édification d’un nouveau bâtiment place St Denis dont l’inauguration a lieu en même temps que celle de la Mairie.

1875-1901 : Gustave Le Meunier de la Raillère, maire républicain, avocat de formation, connaît les premières difficultés économiques de l’industrie Fertoise. Élu par de fortes majorités, il poursuit l’équipement de la ville : services des eaux, achèvement de l’église, une nouvelle poste, une Caisse d’Épargne, développement des établissements d’enseignement public et pour parachever son œuvre l’Hôtel de Ville. Il est également conseiller général de 1877 à 1904 date de son décès.

1901-1945 : Dr Ernest Poulain, républicain incontesté, administre la ville avec une industrie textile en pleine récession. Parmi les nombreux travaux réalisés : améliorations de la voirie, développement de l’hôpital hospice. Il publie de nombreux travaux relatifs à sa profession et au thermalisme Bagnolais.

1945-1971 : Gaston Meillon. Élu conseiller municipal en 1918, il devient le premier magistrat en 1945 ainsi que membre du Conseil Général ; il reste président de cette assemblée pendant 22 ans. Trois fois sénateur, il cumule ces fonctions avec la direction de l’Hôtel du Grand Turc renommé bien au-delà du canton pendant 49 ans. Sous son administration, La Ferté-Macé diversifie son industrie, une zone industrielle s’aménage, le quartier nord se crée, le lycée technique se développe.

1971-1977 : Norbert Moche. La ville lui doit la construction de la salle Guy Rossolini et de la piscine municipale (aujourd’hui, un centre aquatique a été ouvert près du lycée et il est prévu d’utiliser les anciens locaux au niveau sportif). Il a œuvré pour l’aménagement du quartier Jacques Prévert et du boulevard de la forêt d’Andaines avec la gendarmerie nationale.

1977-1995 : Yves Le Pape. Durant ses mandats, il a rénové le centre-ville vers 1980 avec l’aménagement des espaces publics (principale réalisation la
création d’un espace semi-piétonnier dans le centre-ville). 
Le parc Barré-Saint est aussi aménagé, la cour du Grand Turc (dans laquelle une fontaine signée Laurent Lapierre composée de ciment et de cuivre est édifiée durant l’été 1985) et le plan d’eau dont l’inauguration a eu lieu en 1988. En 1995, la Ferté-Macé rentre dans la communauté de communes du Pays Fertois.

1995-2008 : Jean-Marc Mesmoudi. Durant ses mandats, il a entrepris des travaux de restauration du Patrimoine et il a créé des structures dans divers domaines entre autres : création d’une chaufferie bois (la première en Basse-Normandie), d’un passage souterrain dans le quartier de la Poterne, création de ronds-points boulevard de la Forêt d’Andaines, route de Domfront et boulevard Hamonic, parcours d’orientation au plan d’eau, d’une borne pour camping-car place Neustadt, et de 3 WC publics en centre-ville. Création d’un club house au stade Gaston Meillon, d’un espace multi-activités pour les jeunes avec Escale au centre Jacques Prévert, d’un square Michel BRETEAU, au cimetière un espace crématiste a été créé. On lui doit aussi la restauration des vitraux de l’église Notre Dame et l’église Romane, de l’orgue, du bourdon et du carillon. Les bureaux de la Mairie ont été refaits et un ascenseur a été installé. Rénovation et mise en valeur de la bibliothèque avec informatisation et espace multimédia, restauration du Monument aux morts, de la statue Jeanne d’Arc, des cours de tennis, restructuration et extension des écoles Charles Perrault et Jacques Prévert, sauvegarde et développement du verger cidricole de la Lamberdière, création d’un nouveau centre de
loisirs sans hébergement et halte-garderie, aménagement des locaux pour la salle de remise en forme, nouvelles illuminations au niveau de l’église et du clocher et en 2006, La Ferté-Macé reçoit sa 3ème fleur pour le fleurissement de la ville.

Prenez à gauche vers la Caisse d’Épargne et tournez à droite dans la rue St Denis

Étape n°7 : La rue St Denis et les lavoirs

Chapelle St-Denis : Sur le territoire de la commune et antérieurement au 19ème siècle, plusieurs chapelles ont été construites, localisées aux portes du bourg ou dans la campagne.

Il se crée au nord-ouest du bourg, au 14ème siècle un presbytère, un cimetière, une grange à dîme et une chapelle couverte en tuile devenue église en 1671 puis détruite en 1818. Cet ensemble était situé cour St-Denis dans le prolongement de la rue du même nom et était donc le centre secondaire de la ville. La chapelle St Denis se situait à l’emplacement de la Caisse d’Épargne actuelle.

Rue Saint-Denis : L’une des plus anciennes de la ville avec la rue Fossés St Denis et Fossés Nicole (fixaient les limites du bourg dont le centre était la place Leclerc formant ainsi une ceinture de fossés de protection mettant à l’abri les maisons regroupées autour du château). L’extrémité s’appelait rue du Vieux Presbytère qui est installé maintenant rue Pierre Neveu.
Au n°77/83, quelques sculptures du Logis Pinson ont été déplacées dans le mur.

Étape n°8 : La rue de la Victoire et le Musée du Jouet

La rue de la Victoire : Elle prenait le nom de rue du Crochet à son ouverture en mai 1862, puis « Grande rue ». Ce n’est qu’à compter du 14 juillet 1921, fête de la République, qu’elle prend le nom de « rue de la Victoire » en souvenir des 216 Fertois qui ont donné leurs vies pour la France pendant la guerre 1914-1918 ; rue menant bien entendu au monument de la Victoire (ou monument aux morts).
La Miséricorde : suite à la guerre de 1870, il est décidé d’installer une Miséricorde dont le but est de fournir des soins gratuits à domicile, assurés par des sœurs de la Miséricorde. Les premières sœurs arrivent en 1872 et s’installent rue des Fossés Nicole. Deux ans après, elles achètent une maison rue de la Barre (anciennement imprimerie Bévan) et en 1928 elle déménagent au 65, rue de la Victoire où elles continuent à fournir des soins à domicile ou au dispensaire.
La Miséricorde est actuellement composée de cinq sœurs qui assurent des visites aux malades et personnes âgées chez eux ou dans les maisons de retraite.

Prenez à gauche la rue de la Victoire

Bains-Douches : ils ont été utilisés de 1932 à 1981. Création d’un Musée du Jouet qui a ouvert ses portes en 1991. On peut y découvrir des jouets en tous genres de la poupée aux petits trains des années 1900 à aujourd’hui.

Prenez à gauche la rue Fossés St Denis

Prenez à droite dans la rue St Denis

Du premier tissage mécanique construit à La Ferté-Macé en 1862-1863 place St Denis, il ne reste rien. Installé près du centre, sur l’emplacement de l’actuel parking rue St Denis, les bâtiments de l’usine ont brûlé en 1969. Le tissage Barré-Ledonné est depuis longtemps déjà fermé (vers 1898) mais les locaux ont eu diverses destinées industrielles : maroquinerie, jouets… avant d’être rasés.

Prenez à gauche au niveau du point Information Jeunesse.

Étape n°9 : La Cour du Grand Turc : espace culturel

Cour du Grand Turc : Dans cette rue se trouvait autrefois un hôtel renommé et ancien « Le Grand-Turc ». Dès 1979, création de l’Office Fertois de la Culture et des Loisirs (O.F.C.L). Dans la cour carrée, la fontaine installée en 1985 est l’œuvre de Laurent Lapierre.

Prenez à gauche dans la rue aux Cordiers, puis prenez la ruelle sur votre gauche avant le carrefour. Allez tout au fond de la ruelle, ici se trouvait le Logis Pinson.

Étape n°10 : Le Logis Pinson

Rue aux Cordiers : Jacques Cordier était un ancien propriétaire du Logis Pinson en 1662.

Le Logis Pinson : Il a pour origine un vieux mot français, loge signifiant « habitation seigneuriale ». Construit au début du 16ème siècle il ressemble plus à un manoir…
Le pignon attire le regard des passants par des rampants où des animaux étranges s’accrochent comme pour se retenir. Il comportait à l’époque deux corps de bâtiments desservis par la tour escalier : la façade donnait sur la rue d’Hautvie. Le côté rue d’Hautvie fut rasé, l’autre fut remanié et les anciennes écuries devinrent boutiques.
En 1650, le propriétaire de ce logis est Jean Pinson, écuyer. Après sa mort, Jacques Héron en a la propriété. Il essaie de le vendre et ne trouvant aucun acquéreur, il procède à une vente par morceaux.
Il est construit en granit, avec des fenêtres en accolade surmontées d’écusson. Les pignons portent des rampants, animaux étranges et grimaçants, feuillages enroulés.
A partir de 1662 commence le démantèlement de cet ensemble, des boutiques prennent la place de ces constructions.

Il ne reste que la tour et son escalier en granit ainsi que quelques pierres réutilisées dans les immeubles voisins. L’accès de cette tour qui n’attend qu’à être restaurée et mise en valeur, s’effectue par un couloir à partir de la rue aux Cordiers face à la rue Palluel. Quelques sculptures ont été déplacées rue St Denis (au Num 77/83) et au pignon de La Taverne de la Paix, une belle tête sculptée apparaît dans le granit.

En sortant de la ruelle sur votre gauche, vous avez l’Office de Tourisme inauguré à cet emplacement en 2001. A l’intérieur, vous pouvez découvrir les armoiries de la ville : La ruche (emblème du travail) et la navette (emblème du tissage).
 
Prenez la 1ère rue à gauche donnant derrière la mairie.

Étape n°11 : Un explorateur Fertois

Rue Jules Davoust : marin et explorateur Fertois, rentre à l’école Navale en 1874 et 9 ans plus tard, il part pour l’Afrique. Il revient quelques mois en France pour cause de maladie et repart en décembre 1884 pour une mission de pacification des peuplades nigériennes hostiles à la présence française.
Il étudie la région, l’hydrographie du fleuve afin de permettre l’installation de comptoirs commerciaux. Après son rapatriement sanitaire en 1886, il entreprend un nouveau voyage au Soudan dont il ne revient pas. Il décède à Kita au Mali en 1888 à 31 ans. Il était chevalier de la Légion d’Honneur.
Son sabre de service fut grâce à Gustave Le Meunier de la Raillère transmis au Musée de La Ferté-Macé. En 1896, le conseil municipal immortalise cet explorateur en baptisant de son nom la future rue derrière la mairie non construite à cette date. Au bout de la rue sur votre gauche, vous avez un urinoir (4 places) pour hommes.

Revenez sur vos pas et continuez la rue aux Cordiers jusqu’au stop.

La rue du collège : collège aujourd’hui détruit mais cette rue témoigne par ses soupiraux du travail artisanal du chanvre et du lin qui était pratiqué sur de petits métiers à tisser dans ces demi-caves dont l’humidité laissait à ces matériaux une souplesse relative mais qui explique aussi que ces métiers en bois ont fini par pourrir.
Au n°3 et 5 maison de tisserand.

La rue de Maure (L’Oisivière) : il semblerait que son origine vienne du mot allemand « moorgründen » qui signifie marécages vers lesquels elle descend. S’y tenait l’usine Bobot-Descoutures (tissage à main créé en 1840 maison Bobot). En 1872, l’usine s’agrandit et un tissage mécanique est construit au Bas de Maure.
 
Prenez à droite puis sur votre gauche, entrez dans le parc municipal.

Étape n°12 : Le Parc Barré Saint

Le Parc Barré-Saint : (du nom d’un médecin bienfaiteur de la ville). Ce parc est un legs qui a été fait à la Ville. Il s’agissait d’une propriété appartenant au Docteur Barré, Conseiller Municipal. Sa fille, Mme François-Xavier Saint fit le legs de la maison paternelle au décès de son père (pour une somme de 20 000 Frs).

Ce parc a été transformé en jardin public, avec un espace de jeux pour les enfants, un kiosque entouré d’une Roseraie. Il fut inauguré le 4 août 1901.
La statue présente dans ce parc est une réplique de la statue antique de Diane dont l’originale est exposée au Louvre. Elle a été offerte à la Ville de La Ferté-Macé par Albert Christophle, député-maire de Bagnoles, le 23 août 1892. Elle a d’abord été installée sur la place du Marché où elle fut inaugurée dès le 11 septembre 1892. Elle y connut bien des tracas mais y demeura pourtant jusqu’en 1926 date à laquelle elle céda sa place au monument de la Victoire. Reléguée alors devant la Caisse d’Épargne où elle séjournait jusqu’en 1965, elle fut enfin accueillie par le parc municipal où elle semble se plaire.
 
Traversez le parc pour sortir dans la rue Félix Desaunay puis tournez à gauche

Étape n°13 : Le lycée et la place de Gaulle 

Rue Félix Desaunay et lycée des Andaines : abbé (1817-1889) qui fut l’ancien supérieur du petit séminaire de La Ferté-Macé.
Il existait un petit séminaire créé en 1806 par l’évêque de Sées situé au Hameau de Versailles, transféré ensuite rue du Collège. Après diverses fermetures et ouvertures, il devient finalement école ecclésiastique secondaire en 1845, sous le patronage de St Joseph.
Deux fenêtres murées au pignon de la maison Bobot rue du Collège témoignent de cette époque. De nouveaux locaux sont ensuite construits en 1850 au niveau du lieu-dit « Rabodanges » (première pierre bénite en 1851) et atteint une certaine renommée sous la direction de Félix Desaunay.

En 1854, il devint petit séminaire fréquenté uniquement par des jeunes gens qui se destinaient aux ordres. Il n’a pas cessé de progresser jusqu’en 1907. Les bâtiments servirent après sa fermeture en 1907 de centre de triage de l’armée française, centre de réfugiés. En 1946, il retrouve sa fonction première avec l’installation dans ses locaux d’un centre d’apprentissage. Il est devenu collège puis lycée.

Rue des 5 frères Robinet : Edmond, Alphonse, Maxime, Louis et Victor sont morts pendant la guerre 1914-1918.

Place de Gaulle : il y avait le 8ème tissage mécanique dirigé par la famille Salles (a fermé en 1950).
Celui-ci est peut-être le plus important et en tout cas est dirigé par la famille industrielle sans doute la plus connue de la ville : les Salles.
L’usine se décompose en 4 ensembles : un bâtiment principal partagé symétriquement en deux par une construction plus haute (pour la machine à vapeur) au fronton de laquelle dans une cartouche était inscrit le nom du propriétaire (en arrière, les cartes postales montrent une haute cheminée de briques aujourd’hui abattue), une blanchisserie et des séchoirs, des bâtiments annexes dont une forge, et vers la place du midi, les bureaux et magasins de stockage. Ils sont encore, dans leurs aspects extérieurs et même pour quelques parties intérieures, identiques à ce qu’ils étaient au 19ème siècle.

Tournez à gauche dans la rue de la Barre

Étape n°14 : La Maison Bobot et la rue de la Barre

La rue de la Barre : Cette rue a été baptisée ainsi parce qu’elle comportait jadis un péage à la barrière duquel on s’acquittait des droits de passage et en souvenir du citoyen La Barre, Maire de La Ferté-Macé qui habitait cette rue. Elle s’appelait autrefois rue du Commerce.

L’octroi, place du midi : la « barre », lieu où l’on doit s’arrêter pour payer les droits d’entrée. Le bâtiment se situe place de Gaulle ; il a été mis en place en 1869 (1869 : 1er mars mise en place de l’Octroi municipal et de bienfaisance ; chaque produit qui franchit les limites pour entrer en ville paie au prorata du nombre d’unités des droits). Dix poteaux d’octroi matérialisent ses limites.
Pour percevoir ces taxes municipales et empêcher toute fraude, la municipalité décide en 1876 d’améliorer ses structures de perception en construisant cinq bureaux d’octroi (celui de la place du Midi est toujours visible). C’est au 31 décembre 1941 que les octrois ferment et ces taxes
remplacées par une augmentation de centimes.

Cinq bureaux d’octroi ont été installés à chaque entrée de ville, rue de Maure, Petite Vitesse, Teinture, et route de Flers.

Au n°22, la maison Bobot-Descoutures construite en granit et moellon fut le bâtiment des bureaux et du service commercial de l’usine du Bas de Maure.
En direction de Domfront, sur la droite, s’élevait l’ancien tissage Bobot-Descoutures. Construite par Edouard-Jules Bobot en 1872 et plusieurs fois agrandie, l’usine compte jusqu’à 219 métiers et 300 employés vers 1890.
Elle se dispose au fond d’une cour carrée, selon un axe Nord-Sud. Ce qui apparaît d’abord est le socle de la cheminée dans lequel une niche contenait une statue de la Vierge. En arrière, le bâtiment de la machine à vapeur, plus haut et de forme rectangulaire ; puis le bâtiment principal, disposé symétriquement de part et d’autre de la cheminée, éclairé par les verrières de huit sheds orientés à l’est pour éviter l’effet de serre. On voyait les piliers de fonte supportant une structure où un arbre relié à la machine à vapeur entraînait par un système de poulies et courroies la marche des machines.

La famille Bobot vend son tissage à un industriel du Nord en 1916, puis dans les années 20, l’usine passe entre les mains d’un grand trust textile (Dickson-Walrave) avant de fermer en 1929. Les bâtiments ont été détruits il y a peu pour la construction du magasin Bricomarché.
 
Place Frédéric Lemercier : Autrefois place de la Barre, elle a pris le nom d’un prêtre, Frédéric Lemercier (1865-1903) et professeur au Petit Séminaire de
La Ferté-Macé. On disait de lui qu’il avait une grande érudition et une grande générosité.
 
Prenez sur votre droite après la boulangerie et tout de suite à gauche
 
La rue Croix de Fer : Elle se situe sur l’emplacement d’un cimetière dont l’entrée portait une croix de fer (il y avait 6 cimetières au 17ème siècle, celui-ci, un à l’emplacement de la nef actuelle, un occupé aujourd’hui par l’église romane, un cour St Denis avec sa chapelle et un à La Perrière bénit en 1841 pour remplacer les autres).

Revenez sur vos pas et dirigez vous vers la place de la Mairie

Étape n°15 : La Mairie

Place de la République : Sur cette place, centre de l’agglomération, se tenait les halles aux merciers et les bancs couverts et non-couverts des bouchers. Dans la cour de l’hôtel de Bretagne maison du 15ème siècle (où est construite la nouvelle Mairie) se tenait la halle aux fils et aux toiles. C’est dans cette cour d’un accès difficile qu’est transportée en 1843 la halle au blé.

Le 14 décembre 1870, le conseil municipal honore du nom de place de la République la place de la halle aux grains.

Mairie : œuvre des architectes Kupfer et Lepeigneux, elle fut inaugurée le 4 août 1901. Pose de la première pierre en 1898. En 1816, le conseil municipal décide de construire une nouvelle « maison commune ». En fait, il acquiert l’Hôtel de Bretagne en 1827, maison du 15ème siècle, située à l’emplacement actuel de la mairie. Cette construction se révèle à la fin du 19ème siècle trop exiguë et non représentative d’une ville industrielle. En 1898, la première pierre du nouvel édifice est posée après avoir déterminé l’emplacement et le choix des nombreux projets. Le 4 août 1901, il est inauguré et couronne 26 années de gestion municipale du maire Gustave Le Meunier de la Raillère. 

Ce monument typiquement républicain porte sur sa façade dans trois cartouches, les devises « Liberté, Égalité et fraternité » ainsi qu’au sommet de son fronton enguirlandé de feuillages et de fruits, un RF couronné. Sa façade majestueuse, sillonnée de refends et ses balcons à balustres ainsi que celle située rue de la Barre portant sur son fronton les armes de la ville sont construits en granit bleu, les deux autres côtés en moellon. 

Un large perron pentagonal donne accès au péristyle par trois baies dont les grilles sont ornées de faisceaux romains, symboles de la Justice et de l’Autorité. Cet Hôtel de Ville se compose notamment des halles, du cabinet du maire, des services municipaux, de la salle des mariages, du musée, de la justice de paix et anciennement de la bibliothèque, pièce remarquable où furent installés plus de 15 000 volumes offerts par De Contades, conseiller général. 

C’est en 1966 pour des raisons de coût qu’est votée la destruction du campanile qui dominait cet édifice et qui faisait également partie intégrante de la silhouette de cette ville.

La Mairie compte environ 150 peintures, dessins, gravures dont quelques œuvres de Léandre. Vous pouvez monter au premier étage de la mairie pour voir certaines de ces œuvres.

Vous pouvez également voir une oeuvre de peinture de Marcel PIERRE: une frise de 15m60 réalisée en 3 panneaux de 5.20 m de long représentant l’histoire de la Poste à travers les âges de l’époque Gallo-Romaine à nos jours évoquant l’évolution des moyens de transport, de la lutte sur la vitesse du temps. Elle a quitté la Poste pour le premier étage de la Mairie. Elle fut inaugurée le 3 février 1963.

Étape n°16 : La place Leclerc et le Monument de la Victoire

Place du Général Leclerc : a d’abord été place du Bourg puis place du Marché avant d’être place de l’église. Cette place rectangulaire bordée de commerces est occupée par la façade de l’église paroissiale et représente le centre commercial de la ville. Chaque jeudi matin elle reçoit le marché.

Parmi les plus anciens commerces, la maison GUILLAIS, fermée en 2004, créée en 1860. De nombreuses maisons présentaient un porche avec des poteaux de bois offrant un « couvert » pour le déballage des marchandises. Une halle longe encore au début du siècle dernier le sud de la place.

PIERRE Marcel, sculpteur  Fertois : Né près de Bréel en 1897, ce peintre en bâtiment avait une passion, la sculpture. Son enfance a sûrement été marquée par la beauté de l’église de St Pierre de Bréel enrichie d’une chapelle du 16ème siècle et dans laquelle se trouve la statue de la Vierge à l’Oiseau récemment présentée à la cathédrale de Sées. A 7 ans, il obtint le 1er prix au concours de dessins des Ecoliers de France. Après ses études, il rentra en apprentissage à La Ferté-Macé chez un peintre en bâtiments. Vers 1922, il se lance dans le statuaire. On lui doit plusieurs monuments dans la région. Ses premières œuvres sont en béton mais il travaille aussi le granit (granit rouge du monument du Veilleur à Lignières, granit bleu pour certaines pierres tombales de La Ferté ou pierre blanche de Caen pour la Vierge, Ste Thérèse et le monument de Victoire.

On peut voir aussi un de ses bas-reliefs représentant des combattants dans une salle de la mairie. C’est encore le thème de la guerre qu’il traite dans ses autres monuments : dans le Poilu de Tessé (il ne reste plus que la tête), le Monument aux Morts de Lignières la la Doucelle… Il édifie sur une hauteur dominant ce village une immense croix.

Son œuvre-maîtresse reste le Monument de la Victoire qui exalte divers sentiments : l’amour de la Patrie, de la famille, le sens du devoir, de la ténacité, de la solidarité, la fierté de la Victoire. La Statue foulant l’aigle allemand à présent disparu est celle de l’officier Maurice Retour, industriel Fertois tué au combat au

milieu de ses hommes en 1914-1918.  Cette représentation est mal perçue par l’occupant, M.PIERRE est donc contraint d’effacer l’aigle pour le remplacer par un motif floral. Rétablissant le symbole après la guerre par un aigle en plâtre, celui-ci s’effrita au cours des ans et finit par disparaître. Travaillé sur quatre faces, il représente le départ pour la guerre 1914, l’invasion et l’exode ainsi que la Victoire. Monsieur PIERRE meurt en 1969.

A droite du Monument de la Victoire vous avez la Maison de la Tripe.

Étape n°17 : La gastronomie et les Tripes Fertoises

La Ferté-Macé étend sa renommée au-delà de la Normandie par ses Tripes en brochettes, ambassadrices de la Ville. Elles sont élaborées à partir de panses et de pieds de bovins adultes. Les différentes étapes du traitement se succèdent ainsi, lavage, grattage, échaudage, parage, et raidissage. 

Elles sont fabriquées en vrac mais surtout en brochettes : « gentils paquets roulés affublés d’une billette au côté » écrit Wilfrid Challemel dans un poème dédié aux Tripes Fertoises. En d’autres termes, une brochette est un paquet de tripes, transpercé et tenu par une cheville
appelée billette, généralement en noisetier. 

Pour promouvoir ce produit artisanal et de qualité se créée en 1981 la Tripière d’Or (Tripière Fertoise aujourd’hui).

L’Office de Tourisme du Pays Fertois est à votre disposition pour d’autres renseignements complémentaires. Nous vous informons que des livres sur l’Histoire de la ville et de l’Église y sont en vente.

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